Musikanalyse

Musikanalyse (loc.jdkl.) : Modèle dérivé d’une approche psychanalytique de la judokité et rassemblant à la fois une théorie, une topique, et un acte thérapeutique. (Se nomme aussi judokanalyse). Le modèle vise à comprendre et expliquer la réalité de Judoka dans ses dimensions relationnelles, affectives et musicales, à l’échelle des individus et du groupe. La réalité judokale est une forme d’existence particulière, qu’il ne faut pas confondre avec la réalité matérielle. // Chaque membre est considéré comme investi d’un instinct judokal qui le pousse à participer aux sessions et à des rencontres proto judokales. La satisfaction de cet instinct n’est qu’une condition préalable à l’expression d’une variété d’autres forces qui en découlent, les pulsions judokéennes. (« vas y balance un beat ! », one again, jack, déchausser….) L’idée la plus controversée associée à la musikanalyse repose sur le caractère sexuel de ces forces. Cette controverse est liée à la problématique du genre en musique, qui pose légitimement la question de l’identité sexuelle de Judoka. Dans son acceptation générale, le modèle admet que la construction identitaire de Judoka se fonde sur une recherche de satisfaction, l’expérience d’un plaisir judokéen, que motivent l’instinct et les pulsions judokéenes (ou bien libido judokéenne). Le plaisir judokéen est lié à l’aboutissement d’une forme esthétique particulière, musicale ou non, qui relève de la judokité. // La théorie musikanalytique part de l’observation que les pulsions judokéennes ne sont pas toujours nécessairement satisfaites dans la réalité de l’existence. Cet échec est imputé au hasard et à des processus de dynamique groupale, sources potentielles de plaisir, mais aussi d’insatisfaction, d’angoisse, de culpabilité. La judokité porte en effet en elle des conflictualités variées tant dans les objets qu’elle produit que pour ses acteurs ; Structure / Chaos,  Tension / Détente, Narcissisme / Ecoute, Douceur / Brutalité,  Raison / Emotion, Réel / Irréel, Verbal / Musical, Musique / Non musique, Judoka / Non judoka….  Au fil de la judokité, ces forces contraires se confrontent et tissent une œuvre existentielle d’où n’est pas absente une certaine souffrance, et dont l’exploration est la tâche première de la musikanalyse. Les conflits à l’origine de cette souffrance ont été ramenés par certains à l’expression d’un conflit  fondamental entre une pulsion de Judoka et une hypothétique pulsion de mort de Judoka, ayant pour but de réduire à zéro les tensions afin de restaurer un état antérieur non judokéen.  Cette proposition n’a pas manqué de faire polémique. Dans son acceptation plus générale, le modèle distingue du principe de plaisir judokéen un principe de réalité judokéenne, censé intégrer la réalité matérielle, la qualité esthétique des productions de Judoka, les retours et toutes les conversations entre les membres du groupe. Le principe de réalité judokéenne a également pour but le plaisir, mais un plaisir inscrit dans la temporalité historique de Judoka. Le plaisir judokéen peut entraîner toutes sortes d’hallucinations, de fantasmes ou de délires, que le principe de réalité judokéenne amène à évaluer et à traiter au mieux pour l’évolution de la judokité. Mais la souffrance restante donne parfois lieu à des mécanismes de défense d’une grande ingéniosité à l’égard de la pulsion judokéenne.  Projection, Dénégation, Identification, Annulation rétroactive, Introjection…, Judoka produit à son gré des illusions pour maintenir au mieux l’accord entre la réalité judokéenne et la réalité matérielle.  Cette dernière étant l’une des 3 sources d’où découle la souffrance  judokéenne, les 2 autres étant les contingences et les limites techniques.//. Pour répondre à cette souffrance, la musikanalyse propose un modèle de la judokité visant à favoriser les possibilités d’une réflexion de Judoka sur lui-même (ou sur elle-même). La topique musikanalytique fournit une représentation opérationnelle de la judokité. Le niveau 1 représente l’inconscient judokéen, parfois appellé - jdk - (prononcer « jdk »), lieu d’expression fondateur des pulsions judokéennes qui se déchaînent. Le niveau 2, le découpage, les retours et les rencontres proto judokales représentent la préconscience judokéenne, aussi appelé – uoa - (prononcer « uoa »), zone de transition et de négociation entre les pulsions brutes et la conscience judokéenne. Celle-ci parfois appelée -a- (prononcé « a » aspiré) est représentée par le niveau 3 et l’ensemble des objets judokéens. L’écart et les relations de formes entre les attentes pulsionnelles de l’inconscient judokéen et les réalisations de la conscience judokéenne déterminent en dernier lieu la quantité de souffrance judokéenne. La musikanalyse n’a rien en commun avec un système philosophique, en possession d’une doctrine complète et achevée, elle est obligée de procéder progressivement à la compréhension des complications judokéenes à la faveur d’une décomposition analytique des phénomènes tant musicaux que non musicaux. Que veut le musikanalyste ? Ramener à la surface de Judoka toute sa judokité ignorée. La thérapie musikanalytique a ceci de particulier que les sessions, origine de la judokité et lieu principal de l’inconscient judokéen, représentent aussi la cure judokéenne. Espace central de création et re-création de la judokité, chaque session laisse entrevoir un tableau particulier de la dynamique conflictuelle de JudokA, dont il s’agit pour le praticien d’extraire les significations. La méthode thérapeutique de la musikanalyse consiste à considérer les songs comme des rêves produits par JudokA, dans lesquels par transposition, déplacement et condensation, un certain état des affects judokéens s’exprime, un certain état de la judokité, mais aussi des relations fantasmatiques entre les membres (structure des songs, contrastes diachroniques et synchroniques des parties de chaque membre et des songs, pluralité des voix, duos…). Fusionnant musique et existence, Judoka ne peut musikanalytiquement se comprendre ni s’expliquer sans une recherche dans le son, du sens. Tout le travail du musikanalyste va consister à interpréter l’ensemble des résistances, plus ou moins résiduelles, et des lapsus musicaux (signe musical individuel considéré comme ne relevant pas de la judokité) qui apparaissent dans les songes pour discuter des moyens d’acceptation ou de réduction de la souffrance de Judoka.

 

Lettre: 
M
Thème: 
CONCEPTOLOGIE

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